Témoignage du parrainage
Je suis très ravi de témoigner le parrainage entre les anciens et les élèves étrangers. Personnellement il est comme un vent rafraîchissant pendant la vie chargée sur le plateau ; je laisse mon travail à côté pendant quelque moment, soit pour écrire un petit e-mail soit pour aller chez le parrain pendant une bonne journée. On raconte notre histoire et on a l'impression d'être dans la même famille.
Pour la rencontre avec les Français, j'ai été toujours chanceux. À mon stage linguistique, on nous a engagé chacun une famille d'accueil et j'ai profité là au maximum de rencontrer plusieurs types de Français hors du cadre scolaire : les adultes, les jeunes de mon âge, les petits. Et cet événement-là m'a encore plus renforcé le goût curieux sur la France. Donc le parrainage n'était pas à rater. Donc j'ai répondu à la demande de mes informations. Je n'ai pas mis de volonté spécifique sur le parrain car je ne voulais pas rétrécir la possibilité d'une bonne surprise. Et on m'a choisi Arnaud, mon parrain.
Finalement c'est évident que j'ai eu encore une fois de la chance. Il a travaillé avec sa famille, qui comprend sa femme et quatre enfants, pendant trois ou quatre ans en Corée. Donc il connaissait assez bien les Coréens et il était très favorable pour moi. Et il habite près du plateau (une demie heure en voiture) et cela m'a donné quatre fois de visite chez lui pendant huit mois. En plus, j'aime bien les enfants ! Maintenant je pense ses enfants comme mes petits frères et sœurs. Je me doute que ce sentiment est réciproque.
Mais avant tout, je crois que l'effort et l'envie du parrain ainsi que ceux du « fillot » jouent beaucoup sur la relation. Comme je l'ai expliqué ci-dessus, j'avait déjà plein d'envie de mieux connaître la France et les Français. Et mon parrain a bien couvert mon point faible qui est la timidité ; il m'a régulièrement envoyé des e-mails encouragants. Sans eux, les premières rencontres chez lui ne se seraient pas réalisé. Et en passant le cap de trois fois de rencontre (la troisième a eu lieu en fin août), notre relation est devenue très rigide.
Par conséquent, je suis très content de ce parrainage organisé. Une fois bien établi, il influence substantiellement la stabilité mentale des élèves étrangers et leur apprend beaucoup de bon points visibles et invisibles. Par contre, ce processus n'est pas automatique et on a besoin d'un certain travail du parrain au début. Et ce serait la Kès qui rassure aux élèves étrangers cette importance du parrainage. Et je souhaite que les futurs élèves étrangers ne considèrent la vie à l'École que comme celle de scolaire parce que c'est malgré tout le cas pour certains de mes amis. (Je précise que j'ai directement entendu leurs avis directement exprimés.) L'identité polytechnicienne serait beaucoup plus précieuse quand on mettra un poids sur l'apprentissage culturel.
Ecrit à Palaiseau le 8 décembre 2008Byunghyun OH
Élève étranger EV2 coréen de la promotion X2007